Peut-on gérer ses émotions?

L’autre jour, je suis tombé sur un article de presse mainstream qui parlait de gestion des émotions. L’auteure donnait des trucs et astuces pour ne plus être triste, ne plus être en colère en pratiquant des respirations profondes et en répétant des affirmations.

J’admets qu’il y a des moments où on est plus ou moins obligé de mettre ses émotions de coté. Si votre patron vous dit quelque chose qui vous énerve, il vaut mieux faire des respirations profondes que lui mettre son poing dans la gueule.

A part dans des cas extrêmes, pour moi, la notion de gestion émotionnelle, c’est un peu de la foutaise.

 

Les émotions sont naturelles. Elles sont notre réponse à l’ordre du monde. Elles nous dirigent dans nos décisions et dans nos actions. Et elles sont capables du meilleur comme du pire.

 

Sans émotions , il n’y aurait  pas de musique, pas de littérature, pas de manifestations pour la justice sociale; pas d’amour.

A l’inverse, sans émotions, il n’y aurait pas de conflit, pas de compulsions, pas de comportements auto-destructeurs, pas de violence, pas de haine.

 

Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, mais elles peuvent être adaptées ou inadaptées.

 

Adaptées en terme d’efficacité, et adaptées en terme de codes sociaux. Par exemple, l’être humain est naturellement violent. La période ou l’humain est le plus violent se situe autour de l’âge de 2 ans.   Un enfant de 2 ans griffe, mord, donne des coups de pieds jusqu’à ce qu’il soit éduqué à réagir différemment.

C’est que la colère et la violence constituent le moyen le plus rapide de résoudre les frustrations et satisfaire ses désirs. L’être humain a évolué en développant une capacité de résistance à la frustration, ce qui lui permet de différer la satisfaction de ses désirs et adoptant des comportements adaptés à la vie en société.

 

L’enfant apprend à gérer la frustration par le cadre qui lui est imposé. Il apprend que tout n’a pas le même niveau d’importance.

Selon le cadre dans le quel on a été éduqué, notre vécu et l’intensité des situations qu’on a vécu, on apprend à attribuer un niveau d’importance différents aux choses et aux situations.

Pourtant, quand on analyse les choses de manière rationnelle, il y a très peu de choses qui ont vraiment de l’importance.

 

Croyances et interprétations

 

Nos réactions émotionnelles sont liées à la manière dont on perçoit la réalité. Je connais des personnes qui sont capables de comportements extrêmement violents quand un automobiliste leur fait une queue de poisson, et d’autres qui sont capables de déprimer parce qu’elles n’ont pas eu le temps de faire la vaisselle.

Et en même temps, ces personnes critiquent leurs propres réactions. Mais c’est plus fort qu’elles.

Leurs émotions dépendent directement de leur interprétation de la réalité. Si faire la vaisselle est associé à une éducation perfectionniste et que le fait d’avoir fait la vaisselle est défini comme un critère de perfection, ne pas le faire génère un sentiment d’échec et de dévalorisation de soi.

Apprendre à gérer ses émotions, c’est donc d’abord une remise en question de ses interprétations et de ses systèmes de croyances.

Ca paraît énorme comme boulot, mais ça se fait naturellement tout au long de notre vie. On évolue avec l’âge. Ce qui était important pour vous quand vous étiez enfant n’est plus aussi important pour vous aujourd’hui.

 

Mais certains schémas de pensée, souvent acquis par imitation ou interprétation des modèles parentaux, restent bien implantés, jusqu’à ce qu’on décide en conscience de penser autrement.

 

Je ne sais plus quel auteur disait ça: on devient adulte quand on accepte de trahir ses parents. C’est-à-dire quand on décide de définir son propre cadre.

 

 

Emotions et mouvement

 

Le mot émotion vient du mot latin motio, qui signifie mouvement. C’est un mouvement intérieur déclenché par une excitation sensorielle. C’est aussi un carburant pour se mettre en mouvement.

Les émotions sont utiles, elles sont même vitales. L’émotion brute associée à nos systèmes d’interprétation de la réalité créent les sentiments qui nous poussent à l’action.

La peur nous protège du danger. La colère permet l’usage protecteur de la force. La joie nous motive à travailler, à créer et à entreprendre. La tristesse et la frustration nous permettent d’intégrer ce qui est important. La culpabilité nous aide à ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le plaisir nous aide à reproduire les bons choix. L’attachement nous sécurise, nous permet de coopérer et nous aide à vivre en groupes sociaux étendus.

 

Toutes les émotions sont utiles et intéressantes en soi, mais elles ne sont pas toujours adaptées. Elles sont générées ou amplifiées par notre perception de la réalité.

La réalité extérieure est neutre. C’est la manière dont on l’interprète qui nous dirige dans nos choix et dans nos décisions.

 

Le problème?

C’est que parfois, nos interprétations sont complètement pourries. Une interprétation pourrie crée des émotions pourries et donc une réalité pourrie. Et ça nous amène à faire des choix qu’on a tendance à regretter par la suite.

 

Parfois, l’émotion est adaptée mais pas canalisée. Elle peut être la conséquence d’une interprétation juste. Imaginez que votre conjoint vous fait un reproche injustifié. C’est normal que ça vous énerve. Mais la colère est utile quand elle vous permet d’agir. Si vous vous contenez par peur du conflit, votre émotion vous dévore de l’intérieur.

Dans cet exemple, on a un conflit entre deux émotions: la colère et la peur de ses conséquences.

 

La solution?

 

Une personne émotionnellement stable n’a pas de réaction excessive ni de conflit entre des émotions contradictoires. Les émotions ont sont adaptées à la situation en temps réel et leur intensité les rend supportables, ce qui permet de réagir de manière rationnelle et efficace.

Si quelqu’un vous énerve, exprimez votre colère, mais sans violence. Si vous êtes triste ou frustrée parce que votre mari ne veut pas changer une ampoule, vous avez le droit de faire la gueule mais sans en rendre les autres responsables.

 

Prendre la responsabilité de ses émotions, c’est la première étape indispensable vers la stabilité émotionnelle.

 

 

Comment l’hypnose peut vous aider à trouver votre équilibre émotionnel

 

 

L’hypnose est une méthode. Les résultats dépendent surtout de la manière dont elle est utilisée.

Pour moi, une séance d’hypnose commence par structurer le problème. On a besoin de beaucoup d’informations pour travailler efficacement. La plupart des gens qui viennent en séance chez moi la première fois, sont surpris que je passe autant de temps à poser des questions, avant de passer à l’hypnose profonde.

Et en même temps, ils s’aperçoivent rapidement que cette phase d’écoute active leur permet de structurer leur pensée, de mieux se comprendre et beaucoup ont des prises de conscience en exprimant des choses qu’ils n’avaient jamais dites à personne.

En développant librement sa pensée, la personne prend conscience de ses interprétations, de ses limites, de ses contradictions, ce qui permet de faire un travail presque chirurgical en hypnose profonde.

 

En fonction des éléments qui sont développés, on travaille sur les conditionnements, les interprétations, on ajuste l’intensité émotionnelle, on peut même remplacer une émotions par une autre avec des techniques d’ancrage, quand c’est décidé à l’avance.

Rien de magique là-dedans, tout est soutenu par le niveau de conscience que la personne développe par rapport à elle-même. Ca peut prendre plus ou moins de temps en fonction des personnes et des situations mais on y arrive.

 

En tout cas, une chose est sûre, ça ne se fait pas tout seul. C’est un vrai travail et c’est plus facile quand on se fait aider.

Et ça commence par une petite action simple: appelez maintenant pour commencer votre démarche de libération émotionnelle

 

 

 

Merci de votre attention

 

Belle journée

 

Emmmanuel

 

0682150905