L’alimentation est une religion

heretique
Le jour où j’ai décidé de devenir végétarien

L’essentiel de mon activité, c’est d’aider les gens à perdre du poids.

Et souvent, quand j’entends les gens parler de leur rapport avec la nourriture, je me dis que c’est une véritable religion.

La plupart des gens qui ont des problèmes de poids ne souffrent pas d’un manque de volonté. Ils ne sont pas ignorants. Ils savent ce qu’ils doivent faire pour obtenir des résultats. Mais ils n’y arrivent pas.

Parce qu’ils sont enfermés dans un système de croyances qui dépasse la logique.

Vous pouvez observer comment ça se passe quand deux personnes parlent de politique ou de religion. Si elles ne sont pas d’accord, chacun campera sur ses positions en utilisant des arguments complètement irrationnels.

Si vous mettez en doute le modèle alimentaire d’une personne, c’est pareil. C’est même pire.

 

 

On ne choisit pas sa religion

 

Les conditionnements alimentaires sont la source de nombreux problèmes.

Je rencontre beaucoup de personnes qui sont convaincues de faire « ce qu’il faut » mais qui n’obtiennent aucun résultat.

Parce que d’une certaine manière, leur objectif n’est pas de perdre du poids. Leur objectif est de se conformer à un modèle qu’on leur impose.

Si vous questionnez n’importe qui sur son modèle alimentaire, vous constaterez souvent que les habitudes alimentaires ne sont pas choisies. Certains principes sont acceptés comme une vérité et peu de gens sont capables de les remettre en question.

Des « lois » comme ça, il y en a plein: il faut prendre un petit déjeuner, faire 3 repas par jour, consommer telle part de protéines, etc..

C’est peut-être vrai, je ne sais pas. D’ailleurs personne ne le sait. Ces théories sont régulièrement contredites et remplacées par d’autres théories, et ainsi de suite.

Pour reprendre une citation de Gilles Lartigot: La nutrition aujourd’hui, c’est l’équivalent de la chirurgie au moyen-âge.

Et comme au moyen-âge, notre mode de vie est basé sur des règles invérifiables.

L’alimentation fonctionne comme une religion. Une poignée de notables édicte des règles que tout le monde doit suivre sans poser de questions.

Les enseignements sont transmis de génération en génération et gare à celui qui sort du droit chemin.

Essayez d’annoncer à votre famille que vous êtes devenu végétarien, vous allez voir comment ça déclenche de l’hostilité.

Si vous observez la répartition des religions dans le monde, vous verrez qu’il y a des blocs géographiques. Si les gens choisissaient leur religion, la répartition serait différente. Nous apprenons par imitation et nous reproduisons le comportement de nos modèles .

L’intégration sociale passe forcément par l’acceptation des croyances du groupe auquel on appartient.

 

hypnose pizza
La recherche de plaisir est un facteur de prise de poids

 

 

Une religion permet de contrôler les masses

Et de créer une cohésion au sein d’un groupe social. Les gens s’entendent mieux quand ils partagent une culture commune.

Comme une religion, l’alimentation est basée sur des rituels et des codes rigides. On ne met pas ses coudes sur la tables, on sort les couverts en argent pour les grandes occasions.

D’ailleurs beaucoup de normes alimentaires sont issues de la religion: les oeufs de Pâques, la dinde de Noël, la galette des rois..

Des rituels un peu sacrés auquel il est très difficile d’échapper.

 

Le contrôle des masses par la superstition s’appuie principalement sur 2 leviers: la culpabilité et la peur de l’exclusion.

C’est exactement le même principe pour un modèle alimentaire. Vous pouvez culpabiliser d’avoir mangé trop de chocolat à Noël et si vous refusez d’en manger, votre famille vous fera culpabiliser encore plus. J’exagère à peine.

J’en avait déjà parlé dans cette vidéo, le problème de beaucoup de gens avec la nourriture, c’est que la nourriture est une manière de matérialiser l’amour. Refuser de finir une assiette ou de se resservir équivaut à rejeter la personne qui vous nourrit.

Je connais plein de gens qui sont complètement obsédés par la bouffe. Si vous leur demandez ce qu’ils ont fait pendant leurs vacances, ils vous parlent en premier des spécialités locales qu’ils ont goutées. Certains passent leur temps à poster des photos d’assiettes sur Instagram .

Le problème aujourd’hui, c’est qu’on accorde beaucoup trop d’importance aux traditions alimentaires.

Et qu’on accorde pas assez d’importance à la fonction de la nourriture: se nourrir.

La nourriture, c’est de la matière qui sert à construire votre corps et à rester en bonne santé.

A l’origine, la nourriture n’est pas faite pour apporter du plaisir.

Je ne rejette pas l’idée de se faire plaisir en manger des bonnes choses. J’adore les pizzas et le chocolat.

Simplement, ça peut être intéressant de se poser la question: si une personne à tendance à chercher trop de plaisir dans la nourriture, est-ce qu’il n’y a pas un manque de plaisir dans sa vie?

Dans les situations que j’observe au quotidien dans mon activité d’hypnose, je remarque des similitudes.

Les problèmes de poids sont généralement une problème de surface. Une conséquence de problèmes plus profonds.

Et quand c’est comme ça, inutile d’espérer obtenir des résultats à long terme sans passer par un travail sur les causes.

En hypnose, travailler sur les causes consiste à utiliser des techniques de questionnement suivant une structure précise.

En expliquant votre situation, vous la comprenez en profondeur. Vous prenez conscience de vos propres contradictions et ça vous permet de restructurer vos schémas de pensée. J’en parlerai avec plus de détails dans un prochain article.

Ensuite, le travail en hypnose profonde permet d’intégrer les nouvelles informations.

J’en ai parlé souvent, l’hypnose n’est pas un sommeil magique qui permet de se « reprogrammer » sans rien faire.

C’est une démarche active qui fonctionne avec des gens actifs, qui veulent évoluer.

Qui sont prêts à remettre en cause leurs croyances.

L’hypnose vous permet de dépasser des blocages pour réaliser des actions.

 

 

hypnose bouffe
Tradition et esthétisme: la base d’un conditionnement rigide

 

 

Devenir un hérétique

Un croyant, c’est quelqu’un qui croit en la religion et qui applique les codes.

Un athée, c’est quelqu’un qui ne croit pas et qui n’applique pas les codes.

Un hérétique, c’est quelqu’un qui croit mais qui n’applique pas les codes.

Pour sortir du conditionnement alimentaire, l’objectif devrait être de devenir un hérétique et de faire sa propre expérience.

De sortir de la négation de son propres ressenti. De tester différents modèles et trouver ce qui est bon pour vous.

Certains comme moi fonctionnent bien avec un régime végétarien, d’autres adoptent un régime basé sur les protéines animales. Certains font 6 mini-repas par jour et d’autres font des jeûnes. Tout est possible. Ce qui est important, c’est de trouver ce qui vous correspond sans vous baser sur l’expérience des autres.

Devenir un hérétique, ça veut dire aussi devoir se confronter à la pression sociale.

Je me rappelle quand j’ai décidé d’arrêter de consommer de la chair animale, comment cette pression était forte. Et c’est toujours le cas quand vous modifier vos habitudes alimentaires.

Parce que vos proches vous aiment comme vous êtes. Ils ne veulent pas une nouvelle version de vous-même. Ils peuvent se demander si vous êtes toujours la même personne, si votre relation ne va pas en être affectée.

L’intégration du changement pose plus de difficultés que le changement lui-même.

Les gens finissent toujours par s’habituer à vos nouvelles habitudes mais il peut y avoir une périodes assez longues pendant laquelle votre entourage vous met la pression pour que vous retourniez à vos anciens schémas. Involontairement. sans aucune volonté de vous nuire. C’est humain et normal, nous avons peur du changement.

La seule manière de résister à la pression sociale, c’est justement de ne pas être dans la résistance.

C’est d’être convaincu du bien-fondé de sa démarche. De croire en sa nouvelle religion. De développer un nouveau système de croyances.

Quand vous êtes convaincu de quelque chose, rien ni personne ne peut faire pression sur vous.

En hypnose conversationnelle, le travail sur les croyances est  basé sur les techniques de questionnement. Ca aussi, je l’ai souvent répété, l’hypnotiseur ne donne pas de conseils et n’apporte aucune réponse.

L’hypnotiseur n’a aucun pouvoir.

Votre esprit, votre cerveau, votre intelligence d’arrière-plan contient toutes les informations nécessaires pour résoudre vos problèmes de l’intérieur sans avoir besoin de chercher des réponses à l’extérieur.

Si vous voulez vraiment obtenir des résultats en perte de poids et si vous vous sentez prêt à faire un travail en profondeur, vous pouvez prendre rendez-vous pour une séance d’hypnose en me contactant au 0682150905.

 

Merci de votre attention

Bonne chance dans vos recherches

 

Emmanuel