Arrêter le cannabis sans rechuter

Vous fumez des joints? Vous aimeriez bien pouvoir faire autrement mais, depuis le temps que vous fumez, vous avez du mal à envisager qu’un jour, vous pourriez arrêter le cannabis..

 

 

Pourquoi arrêter le cannabis?

 

Parce que ça vous fait du mal, voilà pourquoi 🙂

 

Si vous n’avez pas de bonnes raisons d’arrêter le cannabis, on peut en trouver:

 

Les effets physiques

Selon les individus, la quantité absorbée ainsi que la composition du produit, les symptômes peuvent être différents :

  • L’augmentation ou la diminution du rythme cardiaque (fortes palpitations du cœur),
  • L’apparition des yeux rouges (activité sanguine plus accrue),
  • La bouche sèche (diminution de la sécrétion salivaire),
  • Une vive sensation de nausée (conduisant parfois à des vomissements).

Statistique : Avant leur majorité, 1 ado sur 5 a déjà consommé du cannabis plus de 10 fois dans l’année, et 20% d’entre eux sont des consommateurs réguliers et fument de manière hebdomadaire.

Multiplication du risque du cancer du poumon

Il ne faut pas sous-estimer la nocivité du cannabis sur l’organisme et la santé. Certes, les retombées sont souvent moins dramatiques que certaines autres substances psychoactives, mais les risques sont bien là…et peuvent même mener au décès.

L’appareil respiratoire est doublement exposé aux risques physiques : les émanations toxiques du goudron contenu dans le tabac mais aussi au goudron contenu dans le cannabis en combustion font double emploi et attaque donc sévèrement le système respiratoire.

La consommation régulière et avancée de ces produits peut engendrer l’apparition d’un cancer précoce des poumons. Ces risques sont d’autant plus forts si l’on consomme le cannabis dans certaines conditions d’inhalation intense (douille, bang, pipe…)

Les risques et effets d’une consommation régulière

La plupart des effets sont loin d’être anecdotiques et engendrent une consommation problématique et inquiétante, donc nocive.

Sur le long terme, apparaissent progressivement :

  • Des difficultés de concentration, des problèmes scolaires.
  • Des soucis orientés sur l’envie de consommer du cannabis, mais aussi de s’en procurer,.
  • S’en suit une baisse de la motivation ainsi qu’un isolement social.
  • Les risques que cela impliquent que de posséder des produits illégaux ainsi que les soucis que cela entraine.
  • Des sujets plus sensibles chez qui les produits vont provoquer ou aggraver les troubles psychiques tels que l’anxiété, l’état de dépression.
  • Chez certaines personnes sensibles, il peut engendrer l’apparition d’une psychose cannabique : une seule inhalation ou bouffée peut suffire à conduire la personne à l’hôpital.
  • Il peut être aussi l’élément déclencheur de maladies bien plus graves chez des sujets prédisposés (schizophrénie ou paranoïa par exemple).

 

(source: www.drogues-dependance.fr)

 

 

 

Bon ok, le cannabis est une drogue addictive et dangereuse, mais il faut bien mourir de quelque chose, pas vrai?

Je suis d’accord, et on va parler des vraies raisons valables d’arrêter le cannabis. Et c’est l’ancien fumeur qui vous parle, faites moi confiance, je connais bien le produit 😉

 

 

Le cannabis vous enferme. Au début, vous avez cru que c’était cool de fumer, vous rigoliez avec vos amis. Il y avait un coté très festif, social. Un délire plus sain que l’alcool, sans violence, sans vomissements, ni dérapage incontrôlable. Pas d’effet de dépendance. Enfin, ça c’est ce qu’on vous dit.

 

Et petit à petit, votre consommation a augmenté. Il a fallu trouver de l’argent et même avec de l’argent, vous avez pu déployer des efforts considérables pour trouver un peu de matos.

 

Et vous avez commencé à sentir les effets secondaire, les soirées n’étaient lus aussi amusantes, les gens ne se parlaient plus, plus personne ne riait.

Puis vous avez pris l’habitude de fumer seul. Rarement au début, et petit à petit, insidieusement, c’est devenu une habitude quotidienne.

 

Les mois, les années ont passé sans que vous ne vous en rendiez compte. Le temps passe vite quand on est en l’air..

 

Et c’est devenu normal de fumer votre premier joint au réveil, avec le café. Au bout d’un moment vous vous êtes rendu compte que vous fumiez plus de pétards que de cigarettes..

 

Vous l’avez remarqué ou bien c’est votre entourage qui vous l’a dit: vous vous êtes isolé, renfermé sur vous-même. La parano, la négativité, la flemme, les pertes de mémoire, la confusion permanente..Vous connaissez tout ça. C’est votre quotidien.

 

Et pourtant, vous arrivez à avoir une vie à peu près normale, un travail, des amis, peut-être un conjoint, des enfants.. mais il y a toujours ce truc qui vous tire en arrière..

 

 

Ca fait partie de vous maintenant.

 

 

Vous aimeriez bien vous en passer mais vous n’y arrivez pas. Même après de longues périodes où vous avez pu vous passer de fumer, vous y êtes revenu.

 

 

Pourquoi vous n’arrivez pas à arrêter le cannabis?

 

 

D’abord, parce que personne ne vous a proposé de solution. A part vous dire d’arrêter, personne n’a été capable de vous dire comment.

La prise en charge des personne dépendantes au cannabis est inexistante.

 

Ensuite parce que le cannabis vous fait oublier le problème. C’est le principe d’une addiction:  le produit vous fait tout oublier jusqu’à son existence.

 

Et c’est particulièrement vrai avec le cannabis, c’est tellement considéré comme un produit bénin, vaguement illégal mais avec un coté cool, que c’est facile de minimiser la gravité du problème.

 

Combien de fois vous avez essayé d’arrêter le cannabis et sans vous en rendre compte, vous vous retrouviez avec un joint dans la main?

 

 

Et le problème est complexe avec le cannabis, en de jouer le rôle de régulateur émotionnel (le coup de fouet du matin et le décontractant du soir), il est associé à une culture et à une identité.

 

Et le coeur du problème est précisément dans ce coté identitaire du cannabis. Vous n’en êtes peut-être pas conscient(e) aujourd’hui, mais c’est en partie à cause de ça que la dépendance s’est mise en place.

Ce que vous faites tous les jours pendant des années, ou des dizaines d’années, ça devient normal. Pour vous, fumer des joints, c’est normal.

 

Et ça finit par devenir vous. Ce que vous faites vous définit en tant que personne.

 

A force d’accompagner des personnes qui sont enfermées dans cette situation, j’ai remarqué une similitude flagrante: les fumeurs de joint s’identifient à leur consommation.

 

Les problèmes annexes sont facilement gérables. Il n’y a pratiquement pas d’effet de sevrage. un peu d’insomnie les premiers jours, un peu de nervosité et très vite ça se régule.

 

Bien sûr, il faut apprendre à gérer différemment ses émotions et à canaliser son énergie. Après des années à fumer, quand on arrête, on a rapidement un surcroît d’énergie physique et mentale et on peut avoir l’impression de devenir hyperactif ^^

 

Le vrai problème, c’est d’avoir l’impression d’être devenu quelqu’un d’autre et ça, c’est perturbant.

 

 

L’hypnose peut-elle m’aider à arrêter le cannabis?

 

 

Oui, l’hypnose peut être d’une grande aide pour arrêter le cannabis. Vous vous doutez bien qu’il n’y a rien de magique dans cette méthode et ça demande que vous vous impliquiez dans le travail.

 

Car en hypnose, on travaille, et pas qu’un peu 🙂

 

Comment ça se passe?

 

C’est très simple, d’abord on discute. Longtemps. Et je vous pose plein de questions. Souvent vous serez déstabilisé, et c’est normale. C’est la phase d’analyse du problème. On n’analyse pas votre personnalité mais le problème en lui-même, en cherchant les origines du problèmes, les obstacles, les blocages, les déclencheurs. Ca prend un peu de temps. En moyenne une heure entière.

Pas de conseils, pas d’interprétations, c’est vous qui apportez les réponses et les solutions. Et c’est souvent surprenant ce qu’on peut sortir comme éléments en posant les bonnes questions.

 

Vos mettez les choses sur la table et vous commencez à mieux comprendre votre situation, vous prenez conscience de ce qui se passe en arrière-plan dans votre tête.

(pour info, si vous connaissez un peu, j’applique des techniques et stratégies de PNL et analyse transactionnelle, on en reparlera)

Quand on a fait ce travail là, on passe à la partie la plus facile: l’hypnose profonde.

 

Profonde dans le sens où l’état d’hypnose est déjà présent à ce stade de la séance, mais il n’est pas formalisé.

 

On travaille sur des techniques de relaxation physique et mentale, parce que c’est bon pour la santé et que ça facilite le changement. Une personne en tension a du mal à intégrer de nouvelles informations.

 

Puis on rentre progressivement dans l’hypnose avec des jeux de concentration et d’imagination. Vus restez conscient tout au long de la séance et suivant comment vous réagissez, j’adapte mes suggestions vers un travail plus direct ou plus symbolique. On travaille sur l’émotionnel et les blocages inconscient, les pensées automatiques et tout ce qui entrave votre arrêt.

 

 

Puis la séance se termine, on débriefe, éventuellement on convient d’un autre rendez-vous si vous sentez qu’il y a d’autres choses à travailler. Normalement, en tout cas c’est ce qui se passe la plupart du temps, vous êtes libéré de ce poison.

 

 

 

Prenez le temps d’y réfléchir. Avez-vous un problème de dépendance avec le cannabis? Si vous avez lu cet article, c’est vraisemblablement le cas. En reconnaissant le problème et en admettant que vous avez besoin d’une aide extérieur, vous faites déjà 80% du travail.

 

 

Merci de votre attention

 

 

Belle journée

 

 

 

Emmanuel

 

Contact et renseignements

 

0682150905