L’hypnose et le travail sur les émotions

hypnose macon
100% de nos décisions sont 100% émotionnelles

Vous voulez arrêter de fumer avec l’hypnose ou bien utiliser l’hypnose pour perdre du poids?

Dans les lignes qui suivent, vous allez apprendre comment l’hypnose peut vous aider à atteindre votre but.

Vous vous demandez certainement en quoi l’hypnose peut vous aider à arrêter de fumer ou comment l’hypnose pourrait bien vous faire maigrir?

 

Et bien,  ce n’est pas le cas. L’hypnose ne fait pas arrêter de fumer et l’hypnose ne fait pas maigrir.

 

Pas directement en tout cas.

 

Si vous ne voulez plus fumer ou si vous voulez maigrir, vous devez changer vos habitudes: manger moins de pains au chocolats (ou chocolatine, comme vous voulez) et manger plus de légumes verts.

Pour la cigarette, vous devez remplacer fumer par ne pas fumer.

 

C’est là que ça se complique. C’est assez facile d’ajouter une nouvelle habitude à notre quotidien (comme manger plus de légumes), c’est plus compliqué d’ajouter une absence d’habitude.

 

Notre intelligence profonde, notre inconscient ne comprends pas l’absence de quelque chose. Au niveau inconscient, on fait quelque chose ou on fait autre chose. Mais ne pas faire quelque chose, ça ne marche pas.

 

Si je vous dit de ne pas penser à un éléphant rose, vous aller forcément y penser. Il est impossible de se représenter l’absence de quelque chose sans penser à la chose en question.

 

Une habitude est comme un programme répétitif: les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

Et on peut suspendre le programme, mais pas l’effacer.

 

L’habitude est toujours inscrite quelque part dans l’inconscient et elle ne s’efface pas. Jamais.

 

Il y a 2 façons de suspendre un programme:

 

Première option: vous forcez par la volonté consciente. Ca consomme énormément d’énergie et ça demande une attention permanente. En cas de stress ou d’évènement inattendu, ou simplement par accumulation de fatigue, votre énergie est mobilisée au détriment de la résistance à l’habitude. C’est la rechute.

Si ça se passe bien dans votre vie, avec le temps, ça demande de moins en moins d’effort et d’attention. Le programme peut rester « gelé » sur le long terme.

Ou bien être compensé par le renforcement d’une autre habitude. Comme quand on arrête de fumer et qu’on se venge sur la nourriture, par exemple.

 

 

Deuxième option: on élimine les déclencheurs de l’habitude. C’est comme enlever la batterie de votre téléphone. Le téléphone existe toujours mais il n’y a rien pour l’alimenter. Il est désactivé.

 

C’est comme ça que l’hypnose fonctionne, en tout cas de la manière dont je la pratique: en travaillant sur les causes de l’habitude.

 

Et quelles sont ces causes?

 

C’est simple: toutes nos actions ou presque, sont activées par des déclencheurs émotionnels. Par les émotions.

 

 

J’ai mis longtemps à l’admettre mais la quasi-totalité de ce que nous pensons et faisons n’est pas rationnel. Tout au long de la journée, nous fonctionnons en pilotage automatique.

Nous faisons les choses sans vraiment y penser, sans y participer activement. Nous sommes des êtres d’habitudes, avec des routines plus ou moins complexes.

Nos actions et nos décisions sont le plus souvent activées sur un plan émotionnel, qu’on peut justifier ensuite par de la logique rationnelle. Mais la pensée rationnelle a toujours un temps de retard sur la décision inconsciente.

(N’avez vous jamais justifié un achat compulsif avec des arguments logiques?)

 

Qu’est ce que c’est, les émotions?

 

Une émotion est un mouvement interne. Un message de notre inconscient transmis par notre corps. Nos émotions fonctionnent à la manière d’une boussole. Elles nous parlent de nos besoins. Elles nous informent sur la satisfaction de nos besoins et nous permettent de savoir ce qui est bon pour nous.

Les émotions nous permettent aussi de communiquer. Un nouveau-né a la capacité innée d’exprimer l’ensemble des émotions de base.

On définit généralement 5 émotions de base: la peur, la colère, la joie, la tristesse et le dégout.

On peut y ajouter la surprise.

Ces émotions de base peuvent se combiner en systèmes complexes, comme la jalousie qui serait un mélange de peur et de colère.

 

Les émotions en détail: (source:web.ac-reims.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’apprentissage des émotions et des réactions

 

Vous venez d’apprendre que votre conjoint veut divorcer, et quand vos proches vous apportent leur soutien, au lieu d’exprimer votre tristesse, vous dites « tout va bien »

 

Votre enfant est à bout de nerfs parce qu’il a peur de rater son bac, mais au lieu d’exprimer ses craintes, il se met en colère et envoie balader tout le monde

Votre patron vous fait une remarque injustifiée et au lieu de vous défendre, vous sortez fumer une cigarette..

 

On pourrait trouver des tas d’exemples pour illustrer le fait que nos réactions ne sont pas toujours adaptées à ce que nous ressentons.

 

 

Simplement parce que nous avons tendance à répéter ce que nous avons appris. Et particulièrement ce que nous avons appris pendant l’enfance et qui est rarement remis en question.

 

 

Nos parents ont eu la responsabilité de nous enseigner les choses de la vie. Y compris les émotions.

L’enfant n’a pas de notion de ce qui est bien ou mal. Ce sont ses parents qui le lui inculquent, de manière arbitraire selon leurs propres références.

Les parents décodent ses émotions et les traduisent avec des mots: « tu es triste, tu as eu peur, tu es colère… »

Le parent fait des interprétations (tu es en colère parce que tu es fatigué), il ne sait pas toujours comment se comporter (ne pleure pas, ce n’est pas grave) et peut même interdire l’usage d’une émotion (il n’y a pas de quoi rire, sois fort, ne pleure pas..)

 

Entre autres responsabilités, le parents doit apprendre à l’enfant comment s’intégrer dans un groupe social. Il lui enseigne ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, en utilisant parfois des injonctions « ne te mets pas en colère, c’est un signe de faiblesse/ ne pleure pas, tu es grand/ etc..).

Les parents et le groupe social transmettent à l’enfant le modèle et les valeurs auxquels ils obéissent eux-mêmes.

 

Avant de se conformer à ces influences, l’enfant ressent l’ensemble des émotions et les utilise pour s’exprimer. Rapidement, il comprend que certaines lui sont refusées tandis que d’autres sont encouragées: il peut subir des remontrances, des moqueries ou de l’indifférence s’il exprime la « mauvais émotion ».

 

Puisque l’enfant doit absolument tenir compte des attentes de ses parents et de son groupe social, il trouve des méthodes d’adaptation par l’essai et l’erreur.

Certaines émotions sont ainsi réprimées, au point que la personne n’a même plus conscience de leur existence.

 

L’influence des émotions sur les compulsions

 

Les émotions sont comme de l’eau. Elles peuvent être stockées et contenues, mais pas indéfiniment. Comme pour l’eau, il n’existe pas de matériau parfaitement étanche. Il y a toujours une fuite. Comme l’eau, l’émotion trouve toujours un moyen de s’exprimer.

Et si vous avez déjà subi un dégât des eaux, vous savez à quel point ça peut être grave. C’est le principe du burn-out.

 

Il n’y a as tellement de gens qui subissent une telle charge émotionnelle, heureusement. La plupart des gens arrivent à trouver un équilibre en utilisant des mécanismes de compensation: grignotage, tabagisme, alcool, activités comme le jeu ou la glande sur les réseaux sociaux, etc..

Des mécanismes aux nombreux effets secondaires indésirables, qui peuvent devenir  compulsifs et incontrôlables.

En utilisant un mécanisme de compensation, on ignore la cause profonde et l’accumulation émotionnelle rend la situation ingérable sur le long terme.

Une émotion a une durée de vie limitée, à condition d’être ressentie et exprimée. Dans le cas contraire, si l’émotion est refoulée, il se crée un état de tension interne (stress) qui augmente avec l’accumulation de peurs, de colère, de frustrations…

 

Généralement nous ne sommes pas conscients de cet état de tension, car nous sommes pour la plupart, trop occupés pour nous en rendre compte.

C’est souvent pendant les temps morts que les émotions émergent, ou pendant les changements de rythme: le blues du début des vacances, les temps de solitude ou d’inactions qui favorisent les compulsions. La compulsion (comme le tabac ou le grignotage) apparaissent bien souvent comme une forme de récompense pour avoir résisté à la pression de la journée.

 

 

L’hypnose et le travail sur les émotions

 

 

Vous avez compris où je voulais en venir: en travaillant sur les émotions, c’est beaucoup plus facile d’avoir un résultat durable sur les changements d’habitude.

 

Comment ça se passe, concrètement.

 

La phase de questionnement vous permet de prendre conscience de vos mécanismes internes, d’avoir des prises de conscience et une vue d’ensemble sur votre situation.

 

Ensuite, la hase d’hypnose profonde permet de travailler sur les émotions et sur les automatismes, en utilisant notamment des techniques d’ancrage: généralement une compulsion est déclenchée par une émotion, qui est déclenchée par un évènement extérieur.

Grâce à l’hypnose, on peut déclencher une émotion de manière volontaire, même en dehors du contexte habituel et la désactiver. Plus exactement, le la remplaçant par une autre.

Ainsi, les situations, les souvenirs ou les pensées qui génèrent des émotions négatives deviennent supportables et le programme de compulsion est durablement, voire définitivement désactivé.

 

Simplement en menant une recherche orientée, sans passer des mois ou des années à analyser le pourquoi du comment et sans avoir besoin d’être perpétuellement attentif ou en résistance.

 

 

La clé, c’est la recherche et le traitement des causes émotionnelles.

 

 

Merci de votre attention

 

Belle journée

 

 

Emmanuel

 

Contact et renseignements: 0682150905